C’est jeudi, vers 17h15, que l’équipe de campagne de la liste "Saumur au cœur" a découvert les inscriptions au marqueur noir.
Sur la vitrine du local de campagne, on pouvait lire : "Voleurs, violeurs, voyous, valets du K" en lettres capitales. "Des tags à la fois injurieux mais aussi diffamatoires, associés à des croix gammées sur chacun des noms de nos colistiers", s’indigne Anne-Laure Blin, députée LR et seconde sur la liste.
Dans un communiqué, la liste divers droite dénonce des "symboles odieux" qui "portent une atteinte intolérable au débat démocratique, à Saumur mais aussi à la mémoire des victimes du nazisme".
Sur un réseau social, la députée LR Anne-Laure Blin, qui figure sur la liste en seconde position, déclare également "La haine ne me fera pas taire" et annonce porter plainte.
Des tags injurieux et des croix gammées sur notre local de campagne @saumuraucoeur à #Saumur. Une attaque intolérable contre la démocratie.
Une atteinte inadmissible à la mémoire des victimes du nazisme.
Je porte plainte.
La haine ne me fera pas taire. pic.twitter.com/Z2wTzC97ew— Anne-Laure Blin (@AnneLaureBlin) February 6, 2026
Plusieurs plaintes ont été déposées au commissariat de Saumur, pour dégradation par tags, diffamation et injures publiques.
"Nous avons déposé plainte individuellement, car c’est individuellement que nous avons été ciblés, à la fois pour dégradation volontaire de notre local de campagne, mais également pour diffamation et injure publique", précise Anne-Laure Blin, qui regrette l’absence de caméras de vidéosurveillance qui aurait pu permettre aux enquêteurs d’avancer dans l’identification des auteurs, qui semblent avoir agi en plein jour.
Les caméras de vidéo surveillance, la création d’une police municipale nombreuse et armée, l’équipement des professions comme les commerçants, les médecins, les enseignants, "en proie à des potentielles attaques" de bips permettant d’appeler directement les forces de l’ordre, font partie des principales mesures proposées par la liste "Saumur au coeur".
Pour Anne-Laure Blin, les tags du local de campagne constituent sans doute une tentative d’intimidation : "Notre liste incarne le retour de l’ordre et de l’autorité. Nous nous engageons pour une sécurité garantie au quotidien, c’est une ligne très claire sur la sécurité que nous avions réaffirmé peu de temps auparavant."
Selon Bertrand Chandouineau dans une interview donnée au Courrier de l’Ouest, la campagne de 2020 n’avait pas donné lieu à de tels actes de vandalisme.
Outre la liste "Saumur au coeur", cinq candidats se sont déclarés face à la liste de Jackie Goulet, le maire sortant divers gauche.